domingo, 4 de septiembre de 2016

Juliette Gréco - La Bohème


La bohème 


paroles : jacques plante.
musique : charles aznavour.
1965 


Je vous parle d'un temps
que les moins de vingt ans
ne peuvent pas connaître 
montmartre en ce temps-là
accrochait ses lilas
jusque sous nos fenêtres
et si l'humble garni
qui nous servait de nid
ne payait pas de mine
c'est là qu'on s'est connu
moi qui criait famine
et toi qui posais nue
La bohème, la bohème
ça voulait dire : on est heureux
la bohème, la bohème
nous ne mangions qu'un jour sur deux
Dans les cafés voisins
nous étions quelques-uns
qui attendions la gloire
et bien que miséreux
avec le ventre creux
nous ne cessions d'y croire
et quand quelque bistro
contre un bon repas chaud
nous prenait une toile
nous récitions des vers 
groupés autour du poêle
en oubliant l'hiver
La bohème, la bohème
ça voulait dire : tu es jolie
la bohème, la bohème
et nous avions tous du génie
Souvent il m'arrivait
devant mon chevalet
de passer des nuits blanches
retouchant le dessin
de la ligne d'un sein
du galbe d'une hanche
et ce n'est qu'au matin
qu'on s'asseyait enfin
devant un café-crème
épuisés mais ravis
fallait-il que l'on s'aime 
et qu'on aime la vie
La bohème, la bohème
ça voulait dire : on a vingt ans
la bohème, la bohème
et nous vivions de l'air du temps
Quand au hasard des jours
je m'en vais faire un tour
à mon ancienne adresse
je ne reconnais plus
ni les murs, ni les rues
qui ont vu ma jeunesse
en haut d'un escalier
je cherche l'atelier
dont plus rien ne subsiste
dans son nouveau décor 
montmartre semble triste
et les lilas sont morts
La bohème, la bohème
on était jeunes, on était fous
la bohème, la bohème
ça ne veut plus rien dire du tout


Os hablo de una época
Que los jóvenes de menos de veinte años no pueden conocer
Montmartre en esa época colgaba sus lilas
Hasta debajo de nuestras ventanas y aun que el modesto cuarto
Que nos servia de lar no tenia bon aspecto
Fue allá que nos conocemos
Yo que gritaba por algo para comer y tu que posabas desnuda
La bohème, la bohème. Quería decir somos felices
La bohème, la bohème. Solo comíamos de dos en dos días
En los cafés próximos
Eramos unos cuantos
Que esperábamos por la gloria y aun que miserables
Con el vientre vacío
No dejamos de acreditar y cuando algún pequeño café
En cambio de un bueno plato caliente
Nos compraba un cuadro, recitábamos unos versos
Agrupados en vuelta de la paila olvidando el invierno
La bohème, la bohème. Quería decir eres bonita
La bohème, la bohème. Todos teníamos genio
A menudo acontecía
En frente de mi caballete
De pasar noches en blanco
Retocando el dibujo
De la linea de un pecho
Del perfil de una lengüeta y solo por la mañana
Nos sentábamos por fin
Con un café cortado
Muy fatigados pero muy contentos
Como era necesario que nos amasemos y que amasemos la vida
La bohème, la bohème. Quería decir tenemos veinte años
La bohème, la bohème y vivíamos apenas del aire
Cuando un día por un acaso
Voy a dar una vuelta
Por mi antigua morada
Ya no reconozco
Ni las paredes ni tampoco las calles
Que vieran mi juventud
En el alto de unas escaleras
Procuro el estudio
De que ya nada subsiste
En su nueva decoración
Montmartre parece triste y los lilas están muertos
La bohème, la bohème. Eramos jóvenes, eramos locos
La bohème, la bohème. Ya no significa nada de nada.

No hay comentarios:

Publicar un comentario en la entrada